Robert_Pougheon

Robert POUGHEON (Paris,1886 – 1951)

Le Cheval Libre, 1933
Crayon sur papier
72 x 60 cm
Signé en haut à droite

Elève à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, il suit les cours de Lameire, Baudoin et Besnard. Il est particulièrement influencé par l’art et l’enseignement de Jean-Paul Laurens. Grand Prix de Rome en 1914, il devient après la guerre membre du Salon des Artistes Français où il expose régulièrement. Parallèlement, il développe une carrière de décorateur, à l’occasion de l’Exposition Internationale des Arts et des Techniques dans La Vie Moderne, Paris, en 1937, mais aussi, entre autres, lors de sa participation au chantier de l’église du Saint-Esprit (1932-1934). La fin de sa carrière le voit accéder à des postes de plus en plus importants, de professeur-correcteur à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts en 1935 à conservateur du musée Jacquemart-André.

Cette oeuvre, icône du genre connue par la gravure du même nom dont les esquisses sont aujourd’hui conservées à Beaubourg, fut exposée à la Société Royale des Beaux-Arts, Salon du Printemps, à Bruxelles, en 1933. Par son style et son iconographie, Le Cheval Libre s’inscrit dans l’oeuvre plus personnelle des années 20-30 de Pougheon, en marge des commandes officielles. En effet, sa manière est la synthèse d’un cubisme digéré, rappelé par les masses denses et géométriques du cheval, et d’un certain néo-classicisme qu’évoquent les canons ingresques de la jeune fille et que l’on retrouve par exemple, dans Le Serpent. L’image ambivalente, associant le cheval, symbole d’une force sexuelle ici presque taurine, et la jeune fille, vierge et pure, est un topos de l’oeuvre de Pougheon (voir Les Amazones, huile sur toile, non localisée). Pougheon ajoute une note particulièrement poétique par la présence des deux femmes à cheval au bord de la plage, figures annonciatrices de son tableau Amazones, Fantaisie, exposé l’année suivante au Salon.

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