Paul Mathias PADUA

 

Paul Mathias PADUA (Salzbourg, 1903 – Rottach-Egern, 1981)

Paysanne en prière, 1930
Huile sur panneau
63 x 54 cm
Signée en haut à droite

Elevé en Bavière chez ses grands-parents paysans, Padua développe très tôt des talents artistiques. Dès ses premières peintures, réalisées sur des sacs de pommes de terre, il éprouve une fascination pour les portraits, prenant pour modèles les paysans qui l’entourent. A la fin de la Première Guerre Mondiale, il commence à peindre en autodidacte. En 1922 a lieu sa première exposition au Palais de Verre de Munich, puis l’artiste voyage en Italie, remporte le prix Georg Schicht en 1928 et le prix Albrecht Dürer en 1930. Il séjourne ensuite en France, exposant à Paris à la Galerie Charles-Auguste Girard en 1933. A partir de cette date, Padua voyage et expose partout en Europe, continuant à remporter de nombreux prix en Allemagne. Sa peinture est empreinte de celle de son compatriote et mentor Wilhelm Leibl : importance des costumes, palette restreinte. Centrée sur la physionomie des personnages, son réalisme se rapproche parfois de la nouvelle objectivité.
Ce portrait s’inscrit bien dans le mouvement néo-réaliste qui traverse l’Europe des années 1930. La paysanne, représentée sans artifice, témoigne de la Bavière dont le peintre parcourt la campagne, bientôt engloutie par la modernité. Echos lointains de Cranach et Dürer, ces portraits fascinants de paysans exposés en France au Salon céderont bientôt la place à des représentations du « génie de la race », non plus bavaroise mais allemande.

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