Paul-Elie-Gernez

Paul-Élie GERNEZ

(Onnaing, 1888 – Paris, 1948)

Nu à l’éventail, 1923
Huile sur toile
85 x 138 cm
Signée et datée au dos sur la toile

Provenance :Genève, Ancienne collection du Musée du Petit Palais.

Né à Onnaing, près de Valenciennes, Paul-Élie Gernez se découvre rapidement une passion pour le dessin qu’il approfondit à l’Académie de Valenciennes avant de s’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1906. Déçu par l’enseignement académique, il accepte en 1911 une place de professeur de dessin au collège de Honfleur. Conquit par la ville et sa lumière, il s’y installe et il y fait la rencontre de Félix Valloton, qui devient un intime, le conseille, et lui présente Gaston Bernheim qui lui organise sa première exposition personnelle en 1917. Après avoir habité plusieurs ateliers à Honfleur, il acquiert en 1923 une grande maison normande, boulevard Carnot, où Paul Vérat lui crée un jardin qui peut être considéré comme l’archétype du jardin cubiste de la période Art Déco.

C’est justement du cubisme que découle la construction des ses premières œuvres et notre Nu à l’éventail en porte encore la marque. Très certainement exposé en compagnie d’autres nus en 1923 à la galerie Druet, il inspire Valdeman-George qui écrit: « Paul-Élie Gernez réalise ses ensembles plastiques sans redites et sans défaillances. Je garderai toujours un souvenir précis de ce nu de femme, gras, nerveux et musclé, dont les membres s’enchevêtrent dans les plis complexes d’une draperie gris perle. Ce tableau monochrome, dont l’éclat tragique révèle un coloriste, était presque une gageure. De cette épreuve, Paul-Élie Gernez est sorti victorieux… » (1)

(1). Paul-Élie Gernez, préface de Robert Rey, Aux éditions Grasset, Paris, 1947.

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