Maxime DETHOMAS
( Garges-les-Gonesse, 1867 – Paris, 1929 )

« Vos personnages sont de la canaille », lui disait Degas en plaisantant. Figure du Paris 1900 et des élégantes du quartier Montmartre auprès de son inséparable compagnon Toulouse-Lautrec, Maxime Dethomas peint tout ce qu’il rencontre, et saisit de son pinceau léger et ironique les silhouettes de la vie parisienne croisées au Weber ou au Café de la Paix.

Né en 1867 à Garges-les-Gonesse, Maxime Dethomas comprend vite qu’il ne suivra pas la carrière politique de son père et intègre l’Ecole des Arts Décoratifs en 1887, avant de poursuivre sa formation à l’Académie de la Palette en 1891, dirigée alors par Henri Gervex , Puvis de Chavanne et Eugène Carrière. Ce dernier, en plus de devenir un ami fidèle pour Dethomas, sera une véritable influence des débuts.

Déjà reconnu comme un merveilleux dessinateur par ses pairs dans les années 1890, Maxime Dethomas, grand garçon discret, rechigne à exposer : «  le public qui se rue aux Salons ne connaît guère Maxime Dethomas car il n’expose pas toujours, étant de ceux qui ne parlent que lorsqu’ils ont quelque chose à dire » écrit de lui Louis Vauxcelles dans un article élogieux de Gil Blas. C’est sa première exposition personnelle à la Galerie des Artistes Modernes, rue Caumartin, en 1900, qui marque un tournant : il accepte désormais la notoriété et les honneurs des expositions. Après cela, il expose régulièrement chez Durand-Ruel et à la galerie Druet, ainsi qu’au Salon d’Automne qu’il a contribué à créer. Il exécute alors de vigoureux fusains de vues de Paris et de Venise, ne se lassant d’arpenter leurs rues et d’en restituer l’âme en « profond connaisseur, aimable psychologue à la fois sceptique et passionné », disait Jacques Copeau, grand critique et intellectuel français. Il réalise aussi des portrait des ses amis Edmond Rostand, Lautrec, Forain et Henri de Régnier dont il illustre les Esquisses vénitiennes en 1906 .

Proche des cercles littéraires, Dethomas est aussi l’illustrateur des ouvrages de Maurice Donnay ou encore Octave Mirbeau. Il passe beaucoup de temps à la Revue Indépendante, journal symboliste fondé par Georges Sand en 1841, où il rencontre ses amis Toulouse Lautrec et Louis Anquetin. Il est également l’ami de Marcel Proust, qui l’évoque dans Albertine disparue ( A la recherche du temps perdu, tome 6 ).

A partir des années 1910, on connaît surtout Dethomas pour ses décors et costumes de théâtre : le Carnaval des Enfants (1910), Salomé (1912). Admiratif de Léon Bakst, il s’inspire du décorateur russe pour Sylvia à l’Opéra de Paris en 1919. Il est nommé directeur de la mise en scène au Théâtre des Arts en 1910 ; dirige, aux côtés de Jacques Rouché, l’Opéra de Paris de 1914 à 1926 et conçoit les décors de la Comédie Française en 1917. « Si on a pu voir au Théâtre des Arts quelque chose de nouveau, le charme délicat des couleurs, une qualité spéciale d’art dans la mise en scène, c’est à Maxime Dethomas, et à lui seul, qu’on le doit », écrit Jacques Rouché à propos de son amis et collaborateur.

Les œuvres de Maxime Dethomas, artiste complet, observateur sagace du peuple, sont aujourd’hui conservées au musée de l’Opéra de Paris, au Musée d’Orsay, mais aussi au musée Pushkin et à l’Hermitage de Saint-Petersourg.

 

La boudeuse, 1901
Fusain, pastel et aquarelle
45 x 41 cm
Monogrammé en bas à gauche, signé et daté au dos

Provenance : Galerie Hessele, Paris

Le violoncelliste, 1904
Fusain et aquarelle
72 x 53 cm
Monogrammé au milieu à gauche

Exposition : Salon d’Automne, Paris, 1904, n°1425

 

Sous l’oeil des Barbares, 1907
Fusain et aquarelle
68 x 50 cm
Monogrammé en bas à gauche

Exposition : Salon d’Automne, Paris, 1907, n°459

 

La Dame en bleu, 1912
Fusain et aquarelle
115 x 37 cm
Monogrammé et daté

Exposition : Salon d’Automne, Paris, 1912, n° 474
Provenance : Collection Comte Gilbert des Voisins, Paris
Collection particulière, Paris

 

Parisienne assise, 1914
Fusain et aquarelle
64 x 49 cm
Monogrammé et daté au milieu

 

 

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