Louis Bouquet
Louis BOUQUET (1885 – 1952)

Descente de croix
Huile sur toile
50 x 60 cm
Monogrammée en bas à droite : LB

Exposition :Exposé au Salon d’Automne de 1919

Né à Lyon, Louis Bouquet fréquente contre le gré de ses parents, l’école des Beaux-Arts. Titulaire en 1907 du prix de Paris, il devient élève de l’Ecole des Beaux-Arts parisienne, moins intéressé par les cours de Cormon que par les décors de Maurice Denis – notamment ceux du plafond du théâtre des Champs Elysées, puis ceux de l’Eglise Saint-Paul de Genève- auxquels il participe. Veuf inconsolable en 1919, il revient à Paris, s’entoure d’artistes comme Marcel-Lenoir et continue à explorer toutes les techniques, s’exerçant aux lettrines comme à la mosaïque, dessinant des cartons de tapisserie comme des miroirs gravés pour l’architecte Roux-Spitz, des émaux comme des gravures sur bois.

Fortement influencé par l’art de Maurice Denis et la vocation mystique de Marcel-Lenoir, il s’investit avec succès dans les fresques à grande échelle : si Albert Laprade, le premier, lui confie la décoration du salon de l’Afrique, meublé par Ruhlmann, dans son musée des Colonies à l’exposition coloniale de 1931 (dans l’ancien musée des Arts africains et océaniens, Porte Dorée), Michel Roux-Spitz lui donne à décorer l’Hôtel des Postes de Lyon en 1936.

Notre tableau religieux témoigne d’un pan plus rare, moins spectaculaire mais plus émouvant de l’art de Bouquet : le cadrage serré, le choix des couleurs et le traitement synthétique des volumes donnent force et émotion à ce tableau. Exposé en 1919, année du décès de son épouse, notre tableau apparaît comme le témoignage de la peine inconsolable du peintre. De plus, notre composition illustre parfaitement la manière dont Bouquet digère ses influences, oscillant entre nabi et cubisme, confirmant qu’ « il est de ceux qui, émus par le cubisme, s’appliquent à retrouver chez les maîtres et dans l’étude de la forme, le secret de cette géométrie perdue »[1].

[1] Stanislas FUMET cité par Marie-Madeleine COTTINET-BOUQUET dans « Louis Bouquet peintre de l’école lyonnaise (1885 – 1952) », Bulletin de l’Académie de Villefranche, 1992, p. 58.

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