Georges-de-Feure

Georges de FEURE

(Paris, 1868 – Paris, 1943)

L’écu du diable, 1894-1895

Aquarelle et crayon sur papier

67,5 x 48 cm

Signé en bas au centre

Provenance :

Collection Manoukian, Paris

Collection Perinet, Paris

Collection Alain Lesieutre, Paris

Collection Georges Evens, Anvers

Exposition :

Ostende, Musée des Beaux-Arts, 1967, Europa 1900, n° 33

Paris, Musée Galliera, 1970-71, Esthètes et magiciens : Symbolistes des collections parisiennes, n° 51

Londres, Hayward Gallery et Liverpool, Walker Art Gallery, 1972, French Symbolist Painters, n° 67

Madrid, Musée Espagnol d’Art Contemporain, et Barcelone, Musée d’Art Moderne, 1972, El Simbolismo en la Pintura Francesa, n° 58

Amsterdam, Van Gogh Museum, 1993-94, Georges de Feure, n° 13

Saint-Germain-en-Laye, Musée Départemental Maurice Denis – Le Prieuré et Gingins (Suisse), Fondation Neumann, 1995, Georges de Feure, n° 11

Littérature :

Ian Millman, Georges de Feure: maître du symbolisme et de l’Art Nouveau, Paris, 1992

Considéré par la critique comme l’un des artistes symbolistes les plus raffinés, Georges de Feure est également l’un des principaux protagonistes du mouvement Art Nouveau. Né à Paris en 1868 d’un père hollandais et d’une mère belge, c’est à Montmartre qu’il fait sa carrière. Comme la plupart des artistes de cette époque, de Feure est un artiste complet. Il réalise du mobilier ainsi que des intérieurs entiers, comme ceux commandés par le célèbre marchand Siegfried Bing pour le Pavillon de l’Art Nouveau à l’Exposition Universelle de 1900. Malgré cette grande diversité de réalisations, il règne une profonde harmonie dans l’ensemble de son œuvre des années 1890 à 1910.

Avec L’écu du diable, « de Feure abandonne la préoccupation symboliste de la femme fatale au profit de sa contrepartie du début du 19ème siècle, le héros byronien, l’homme fatal dont les mèches cornues et la dent ou griffe qu’il porte sur le front contrastent violemment avec le crucifix de la jeune femme » (Ian Millman, Georges de Feure : maître du symbolisme et de l’Art Nouveau, Paris, 1992).

Le décor floral de la marie-louise, certainement choisie par de Feure chez Bing, vient adoucir l’ensemble de la composition.

Well-known for the quality of his symbolist works, Georges de Feure is also famous for being one of the main members of the Art Nouveau movement. Born in Paris, of a Dutch father and a Belgian mother, he was a versatile artist with very diverse activities, from painting to graphic art and interior design, but there is still an indisputable harmony in the whole of his work between 1890 and 1910. He first became fashionable with the distribution of his colorful posters, and then reached international fame with his interior designs commissioned by art dealer Siegfried Bing for the Art Nouveau Pavillon at the Exposition Universelle of 1900.

In L’écu du Diable, “de Feure has abandoned his preoccupation with the Symbolist femme fatale for her counterpart of the early 19th century, the homme fatal of the Romantic period, the Byronic hero whose horn-like locks of hair and claw on the forehead strongly contrast with the woman’s crucifix .” (Ian Millman, Georges de Feure: maître du symbolisme et de l’Art Nouveau, Paris, 1992).

The floral motif of the slip, that de Feure probably bought from Bing, makes the whole composition milder.

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