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Georges DE FEURE (Paris, 1868 – 1943)

Affiche du salon des Cents, 1894
Panneau de faïence de la manufacture de Sarrenguemines
68 x 47 cm
Signé en bas à droite
Cachet de la manufacture en bas à gauche

Considéré par la critique comme l’un des artistes symbolistes les plus raffinés, Georges de Feure fut également l’un des principaux protagonistes du mouvement Art Nouveau. Né à Paris en 1868 d’un père hollandais et d’une mère belge, c’est à Montmartre qu’il fit sa carrière.
Comme la plupart des artistes de cette époque, De Feure est un artiste complet. Il réalise du mobilier ainsi que des intérieurs entiers comme ceux commandés par le célèbre marchand Siegfried Bing pour le Pavillon de l’Art nouveau à l’Exposition universelle de 1900. Malgré cette grande diversité de réalisations, il règne une profonde harmonie dans l’ensemble de son œuvre des années 1890-1910. Ceci est dû à la représentation d’un thème récurrent : celui de la femme dans son côté le plus tentateur.

Cet extraordinaire panneau reprend l’affiche célèbre que Georges de Feure créé pour le 5ème Salon des Cent. Elle répond à la vision doucereuse de celle qu’avait dessinée Eugène Grasset pour un précédent salon (fig 1).
« Symboliste figure de de Feure, qui se détache impassible et hautaine, et pourtant tendre, des marques de son cadre de papier, avec, en ses doigts amenuisés, une fleur immaculée : Est-ce le Rêve suprême ? Est-ce l’Art qui va fleurir ? Sous tes yeux ô femme idéale. » La maquette aquarellée de l’affiche sera exposée au dixième Salon des Cent en mars 1895. (Léon Maillard, La Plume, n°133, 1er au 12 novembre 1894)
Avec quatre éditions par an, le Salon des Cent, organisé de 1894 à 1900 par la revue La Plume devient rapidement un événement incontournable de la scène artistique parisienne. Véritable instrument de diffusion et de promotion des avant-gardes, les expositions du Salon des Cent vont également contribuer efficacement à faire connaître plusieurs artistes. Les affiches pour ces salons, souvent devenues des images cultes, furent exécutées par ces jeunes artistes issus d’horizons divers.
Unique en son genre, ce panneau dont aucun équivalent n’est connu, témoigne de la virtuosité des faïenciers de
la manufacture de Sarreguemines qui compte 3000 employés à la fin du XIXe siècle, au service de la modernité artistique.

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