Florence ESTE

(Cincinatti, 1860 - Saint-Briac, 1926)

Côte bretonne, Saint-Lunaire

Huile sur toile

93 x 96 cm

Signée en bas à gauche

Expositions :

Exposition d’Artistes de l’Ecole américaine, Musée National du Luxembourg, 1919, n°112.

Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, Paris, 14 avril-30 juin 1920, n°474.

Née aux Etats-Unis à Cincinnati dans l’Ohio, Florence Este a voyagé en France dès 1874 avec la peintre et graveuse (Emily Sartain (1841-1927). Ensemble elles étudièrent au sein de l’atelier de Tony Robert-Fleury (1837-1911), où elles rencontrèrent la peintre d’histoire Jeanne Rongier (1852-1929). Elle-même peintre paysagiste, Este travaillait aussi bien à l’huile qu’à l’aquarelle, au pastel et en tant que graveuse. De retour aux Etats-Unis elle poursuivit son apprentissage avec Thomas Eakins (1844-1916) à la Pennsylvania Academy of Fine Arts, puis avec William Sartain (1843-1924) lors de cours privés à la Philadelphia School of Design for Women. Au milieu des années 1880, elle a contribué à l’ « Etching Revival », un retour en faveur de la technique de l’eau-forte en Amérique.

 Elle s’installa finalement à partir de 1888 en France, alternant la vie parisienne et ses cours auprès de l’Académie Colarossi et Alexandre Nozal (1852-1929) avec le calme des côte bretonne. En effet, Este vécut très longtemps à Saint-Briac et elle fit de cette région son sujet de prédilection : cette Côte bretonne est donc le parfait aboutissement d’une carrière menée internationalement. Très présente dans les Salons, cette toile fut exposée lors de deux manifestations : une première fois lors de l’Exposition des Artistes de l’Ecole Américaine du Musée du Luxembourg en 1919, puis au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1920. Este avait rejoint la Société Nationale des Beaux-Arts entre 1909 et 1913, et ses tableaux Un Bourg breton (1918) et La Vallée (1921) furent même été acquises par l’Etat. En parallèle, elle continua de montrer ses oeuvres aux Etats-Unis, à Chicago et à Philadelphie notamment.