Jean JOVENEAU

(Paris, 1888 – ?)
Nature morte à la guitare et au compotier

Gouache sur papier
32,5 x 69 cm
Signée en bas à droite

Exposition : Galerie Charles-Auguste Girard, février 1927

Vendu / Sold

Jean Joveneau fait partie de ces quelques peintres au métier solide qui, une quinzaine d’années après l’invention du cubisme, alors que Braque (fig.1) et Picasso eux-mêmes reviennent à cette géométrisation des formes, s’approprient leurs recettes pour créer un cubisme qu’on pourrait qualifier de néo-classique, à l’instar d’un Gondouin, Dufrêne, Choubine, Clément Serveau ou Burkhalter.On retrouve cet esprit dans notre gouache, exposée à la galerie Girard lors de sa rétrospective en février 1927. Elle montre bien que l’artiste ne tombe pas dans une abstraction froide et schématique mais réussit au contraire à donner « de la sensibilité et de la vie à ses compositions » 1.

Dans son article sur Les Expositions, dans L’Art Vivant du 15 mars 1927, n°53, Georges Charensol rend hommage à cette peinture solide qu’il perçoit comme très prometteuse : « Nul doute que, s’il continue cette heureuse évolution, Joveneau ne devienne rapidement une des personnalités les plus attachantes de notre jeune peinture : un dessin sobre et solide, un amour de la matière dense et rare, un sens très subtil des accords de tons, telles sont, en effet, les qualités que nous trouvons dans ses œuvres… »

1 Beaux-Arts, Les Expositions de la semaine (article) , jeudi 24 février 1927.